Prévention et gestion des problèmes d'alcool, de tabac et d'autres drogues en milieu de travail
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Géraldine De Ruyter
     
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Boire ou travailler? Il faut choisir.
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Article  paru dans "Le Soir" du 7 avril 2010, rubrique "Travail contre les  dépendances"

Alcool et drogues. Tels sont les épouvantails à combattre pour ceux qui organisent la prévention contre les assuétudes en milieu professionnel. Une obligation dans le secteur privé depuis ce 1er avril, date de l’entrée en vigueur de la convention collective de travail nº100.

Cet effort vise à attaquer le problème en amont via une sensibilisation et une aide prévue en cas de consommation problématique. Tout cela s’appuyant sur une réglementation claire à propos de l’usage de substances potentiellement addictives ainsi que sur une formation des dirigeants d’entreprises.

Selon Securex, plus de 85 % des entreprises belges sont confrontées à des problèmes de drogue ou d’alcool. Des dépendances entraînant des dysfonctionnements qui peuvent coûter cher à une entreprise : absences à pallier, erreurs à rattraper ou encore risques d’accident de travail qu’il faut restreindre au minimum.

Confier à son patron que l’on souffre d’un rapport problématique avec la boisson est-il risqué ? « Pas du tout, répond Géraldine Deruyter, directrice de l’ASBL Santé et entreprise. Pour éviter les dysfonctionnements, se mettent en place des cellules d’aide comprenant des médecins du travail. Ceux-ci peuvent déclarer un employé inapte tout en restant dans le secret médical, donc en n’en révélant pas les raisons. »

Il s’agit bien de ne plus jouer à la politique de l’autruche mais lorsqu’il y a un problème, d’en parler, de collaborer. « Auparavant, tout le monde le savait mais personne n’en parlait. Cette convention ne va pas tout changer du jour au lendemain, mais c’est un premier pas dans un travail de longue haleine », poursuit Géraldine Deruyter.

Jouer la carte de la transparence, donc. Chose pas forcément évidente entre employeurs et employés, surtout lorsque des dépendances en tout genre viennent vous pourrir la vie.


 
 

Sources:

Boire ou travailler, il faut choisir

Le soir du 7 avril 2010

 

 
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